Conseils pour l'achat d'un arbre en racines nues.
Quelle que soit l'espèce de fruitier
que vous choisirez, il est important de connaître la puissance du
porte-greffe.
Avec son système racinaire celui-ci conditionne la
vigueur, l'encrage au sol, la ramification, le rendement et la
qualité du fruit.
Nous ne portons pas assez d'attention à
la connaissance du porte-greffe lors de l'achat d'un arbre fruitier ! ! !
Trop absorbé, voire préoccupé par le choix de la variété ; on
s'interroge sur sa précocité, sa couleur,
son goût, son
utilisation ; notre attention est déjà projetée vers les
récoltes....
Certes le choix du porte-greffe est « l'affaire » du professionnel,
mais il est primordial
que l'acquéreur d'un arbre fruitier connaisse au moins le potentiel
de sa vigueur.
Il existe toute une gamme de vigueur de porte-greffe
du pommier ;
de la plus faible (1,50 m), la moyenne ( 2,50m) ou la
forte ( 4 à 6m). D'où l'importance du choix du porte-greffe.
D'autre part pour les poiriers,
pêchers, pruniers, certains porte-greffes permettent de faire
croître
des fruitiers là où la structure des sols ou le climat ne
permettent pas un enracinement convenable de sa propre espèce.
Quand on sait utiliser leurs nombreuses
variantes, on peut faire pousser dans un sol fortement calcaire,
comme en Provence,
un pêcher greffé sur amandier ou un poirier
greffé sur cognassier pour éviter qu'il ne chlorose.
Les pruniers
excellents porte-greffes pour les abricotiers et les pêchers
s'accommoderont sans inconvénients d'un terrain argileux,
mais il
faut savoir que certains ont la forte propension à produire des
rejets.
Les stations de recherche ont sélectionné des porte-greffes
qui ne rejettent pas.
La période de plantation en racines
nues se situe entre la fin novembre et la mi-mars (sauf pendant les
périodes de gel).
Acheter rapidement, en tout début de saison, vos
arbres, vous aurez une offre de qualité et un grand choix en
jardinerie ou en pépinière.
Avant plantation : Préparer, dans un site ombragé, une
« jauge » : tranchée de terre ameublie
pour recevoir vos
arbres en attendant leur plantation à la Sainte-Catherine.
Ne pas
laisser leurs racines à l'air libre les couvrir d'au moins 15 cm
d'un mélange de terre fine et de sable légèrement humide.
Si vous
devez les garder en jauge très longtemps recouvrez-les d'une
protection de terre plus importante afin de les protéger
d'éventuelles gelées.
![]() | Plantation : faire un
trou au minimum de 60 par 60 cm sur 50 cm de profondeur . La terre se réchauffe en surface mettant en route plus rapidement le système racinaire qui va plonger dans la terre que vous aurez ameublie et amendée au préalable. De plus, tous les soins que vous apporterez à votre arbre auront une réponse immédiate. Faites un tracé, si vous plantez
dans un sol herbeux, Vous éviterez ainsi de salir votre gazon. |
Taille à la plantation :
selon le principe qu’il faut équilibrer la partie aérienne sur
la partie souterraine,
réduisez sensiblement la ramure du fruitier
si le pépinièriste ne l'a pas fait.
Pensez aux éventuelles gelées sévères et laissez une marge de reprise de taille à faire en mars.
| Coupez légèrement vos racines, c'est ce qu'on appelle
« l'habillage » Mais n'enterrez pas profondément vos arbres. | ![]() |
Le pralinage est recommandé afin que les racines enrobées de leur pralin adhèrent parfaitement à leur nouvelle terre d’accueil. Fabriquez vous-même votre pralin : dans une brouette réalisez un mélange d’eau avec 1/3 de terre fine, 1/3 d’argile et 1/3 de terreau ou de tourbe ou de bouse de vache. La texture finale doit être celle d’un ciment fluide dont vous enduirez abondamment vos racines avant de les appuyer sur le cône. | ![]() |
Plantation comment pratiquer ?
Installez en premier dans le fond votre
herbe retournée, puis remplissez le trou
avec de la bonne terre
enrichie d’un mélange de terreau et d’un bon fertilisant,
constituez un cône assez conséquent, mettre un tuteur excentrer,
(
c'est l'arbre qui doit-être au milieu) à positionner au vent
dominant.
![]() | Le fond sera ameubli à la barre à
mine ainsi que les côtés. En cas de SOL ARGILEUX Le fond doit être drainant. Rajoutez 15 cm de sable avec cailloux si vous avez atteint la couche d'argile imperméable rapidement. Ne pas faire de trou de plantation dans de l’argile pure, l’eau va stagner et faire pourrir les racines. Prevoir une légère butte pour surélever |
![]() | En cas de SOL NORMAL Placez votre arbre, point de greffe hors terre ( 10cm) et face au vent dominant, saupoudrez de bonne terre en tassant légèrement, sans laisser d’air entre les racines. Secouez doucement le tronc de bas en haut et tassez doucement à nouveau ( pas de grands coups de pied). Terminez par la mauvaise terre que vous disposerez en cuvette d’arrosage. Attachez le tronc au tuteur par un lien souple en« huit »sans serrer. Pour ne pas lessiver le pralinage, il n’est pas souhaitable d’arroser le jour de la plantation, mais deux à trois jours après. La fixation définitive du tronc au tuteur se fera quelques jours après le tassement naturel des racines. Protégez le tronc sur 60 cm avec une gaine en plastique des griffes acérées de votre chat. |
| INFOS |
| Le choix du Porte-greffe |
Les porte-greffes de pommier fournis lors de notre bourse aux greffons : Les producteurs de fruits ont une
large plage d'utilisation de porte-greffes, près d'une dizaine. Le M 106 sa vigueur est avérée, parfait pour le demi-tige. Il a l'avantage d'accepter des sols de structure lourde (fortement argileuse) ou au contraire assez pauvre (mince couche d'humus reposant sur un socle rocheux) car il crée un enracinement mi-traçant, mi-plongeant ; sa mise à fruit est relativement rapide : 3 à 5 ans selon les variétés greffées. Le Franc « bittenfelder » vigueur forte pour haut-tige et demi-tige, bon ancrage dans la terre profonde, mise à fruit longue, 8, 10, 12 ans selon les variétés. Grande longévéité, plus de 50 ans. |
Les travaux du Mois.
Au fruitier surveiller les fruits, retirer ceux qui sont tachés et jeter à la poubelle de ville ceux qui sont pourris.
Ramasser et brûler vos feuilles ainsi que les déchets végétaux, ils sont vecteurs de maladies cryptogamiques (tavelure, moniliose, oïdium).
Ils sont d' excellents abris pour les larves des ravageurs qui ne sont que partiellement anéanties dans le compost.
![]() | ![]() |
Mettez la terre à nue sous vos arbres en petites formes (gobelets, palmettes, basse-tiges).
Bêcher sous vos arbres, vous ferez remonter les larves nymphosées, les oiseaux les mangeront ou le gel achèvera de les éliminer.Amender votre sol avec des
substances organiques de préférence, du fumier très décomposé,
du bon compost,
c’est l’idéal, ou éventuellement avec de
l’engrais chimique très faible en azote
![]() |