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Le VERGER pédagogique de LONGJUMEAU |
Un nouveau verger pédagogique en Ile-de-France La ville de Longjumeau a inauguré, récemment, un verger pédagogique, conçu comme un lieu de conservation de la biodiversité. De nombreuses variétés d’arbres fruitiers ont été plantées, dont une majorité de variétés anciennes. Les 5 objectifs du verger : 1- Etre un conservatoire d’espèces traditionnelles. 2- Transmettre aux générations futures l’art de la culture des arbres fruitiers. 3- Cultiver des fruits en respectant l’environnement. 4- Observer les abeilles dans la fabrication du miel. 5- Tout simplement redécouvrir le goût des fruits directement cueillis sur l’arbre. Ce verger, implanté sur une surface de 6.000 m² rassemble 78 arbres : 25 pommiers (17 variétés), 14 poiriers (11 variétés), 11 pruniers (5 variétés), 6 pêchers (4 variétés), 7 abricotiers (4 variétés) et 6 nashis (2 variétés) et de nombreux arbustes : 27 groseilliers, 32 framboisiers, 4 mûriers, 10 kiwis, 10 vignes. |
| Il comprend nombre de variétés anciennes, telle le pommier «Belle Joséphine» ou le poirier «Soldat laboureur». Mais aussi des variétés plus récentes tel le nashi, un arbre fruitier issu d’Extrême-Orient, introduit en France à la fin des années 1980. Appelé aussi «pomme-poire» en raison de sa parenté avec le poirier et de son fruit en forme de pomme. Ou encore, le cerisier Bigarreau Stark Gold, création Delbard, identifiable à ses cerises jaunes. Leur couleur les protège des oiseaux qui, croyant qu’elles ne sont pas encore arrivées à maturité, s’en désintéressent. | |
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La culture sera organisée sans emploi de pesticides pour permettre une production parfaitement bio. Un abri à coccinelles sera installé. L’insecte, auxiliaire indispensable du jardinier, faisant son repas des pucerons et des cochenilles qui colonisent et affaiblissent tant d’espèces au jardin. La larve de coccinelle peut manger jusqu’à 260 pucerons au cours de son mois d’existence et l’appétit de l’adulte peut atteindre 100 pucerons par jour durant ses 2 mois d’activité. Une véritable ruche sera également disposée au cœur du verger. Maison de l’abeille, autre insecte auxiliaire qui, en butinant les fleurs, assurent la reproduction des plantes et la production de fruits. Albert Einstein disait : « Si l’abeille disparaît, l’humanité n’en aurait plus que pour 4 ans », car 80% des fleurs, fruits ou végétaux, à la base de l’alimentation mondiale et de la biodiversité, dépendent exclusivement de la pollinisation par les abeilles. L’abeille nous gratifie en prime d’un produit unique et savoureux : le miel. Les enfants des écoles de la ville pourront ainsi observer les différentes étapes de la fructification, s’initier à l’apiculture, prendre conscience de la nécessité de protéger les abeilles et participer à des séances de dégustation et de sensibilisation au goût. Et ils auront surtout le loisir de se délecter du miel bio de Longjumeau. Les jardiniers de la ville se chargeront d’apprendre les techniques de la taille fruitière aux curieux et aux enfants des écoles, après avoir reçu eux-mêmes une formation assurée par les membres bénévoles de l’ « Association des croqueurs de pommes ». Cette association nationale, dont l’objet est « la recherche, la sauvegarde du patrimoine génétique fruitier, la promotion des variétés fruitières méritantes, l’information et l’éducation du public » a plus de 30 ans d’existence. |
François en pleine action (photo prise en Mars) |
D'après un texte de Gérard Delattre « Croqueur de pomme » Vice-président d’Ile-de-France Environnement
Photos prises au verger
Quartier Balizy (V. Basch / Meule Penchée)
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