Le Carpocapse ennemi n°1
30 MAI 2009 les premiers CARPOS en région parisienne.
La pomme véreuse si répandue dans les
récoltes, est le résultat de la présence d'un
insecte : le Carpocapse. Sa larve ayant
pénétré le fruit au printemps, passe
l'été dans le fruit bien nourrissant, puis en sort
à l'automne pour un période de repos sous une
écorce jusqu'au printemps suivant.
Ses dégâts sont parfois considérables et
occasionnent la perte des fruits devenus immangeables.
Sa description
Petit papillon nocturne de 2 cm environ, assez semblable à une
petite mite, lorsqu'il est posé sur un feuillage ou une branche (photo ci-dessous, les
deux antennes sont plaquées sur le corps) .
(Taille réelle)
Sa biologie
Le papillon est visible à la tombée du jour. Son
activité de ponte commence habituellement vers la mi-mai, aux
premiers jours de chaleur. Sa présence est perceptible en
agitant ou en arrosant le feuillage en début de nuit, leur envol
est immédiat.
Il est possible de capturer le papillon à l'aide de
pièges à phéromone, mais ceux-ci les attirent
beaucoup plus, si l'on oublie de les éliminer. ( La
sur-densité de pièges peut servir de confusion sexuelle
et diminuer la prédation)
Sa ponte se présente sous forme d'un oeuf tout plati de
1.5 mm de diamètre sur les feuilles ou sur les jeunes fruits.
Cet oeuf va éclore après 6 à 10 jours, suivant la
température. Sa chenille va voyager pendant 2 à 3 jours
avant de pénétrer dans le fruit. Elle fait quelques
millimètres et se déplace très rapidement.
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Cet adulte de grande taille d'une MINEUSE
22 mm de face et posé
Elle ressemble au Carpo des pommes et fait des dégats semblables
mais les galeries des larves sont plus fines et restent souvent en
surface du fruit.
D'autres mineuse s'attaquent aux feuilles des fruitiers.
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Au moment de la ponte et tout de suite après, c'est la
seule période ou le carpo est vulnérable. Les larves
pénètrent par l'oeil
(en bas de la photo
ci-dessus)
ou au point de contact de deux fruits accolés.
Ses dégâts par la suite ne peuvent plus être
stoppés.
Jeune larve baladeuse ( ci-dessous )


Larve adulte en automne ( ci-dessus )
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Après quelques semaines, la
chenille se transforme
en chrysalide pour une nouvelle
génération
ou bien quitte le fruit et hiverne en un
cocon soyeux
sous une écorce jusqu'à la
prochaine année.
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Limitation des dégâts
Si les traitements à base de pyrèthres de synthèse
peuvent être efficaces au moment de la ponte, d'autres solutions
existent. Les larves en hiver peuvent être détruite par la
prédation naturelle des oiseaux insectivores. On peut aussi
déloger les cocons par un lavage sous haute pression des troncs
sans aucun additif
( ou par un traitement chimique limité pour les plus
virulents !!! )
La prédation est la plus forte au moment des vols nocturnes par
les captures des chauves-souris ( pipistrelle, oreillard ...) qui s'en
nourrissent. La pose de gîtes artificiels pour les chauves-souris
est très efficace. Dans la journée les visites des
oiseaux insectivores: mésanges bleues, charbonnières,
délogent les papillons posés. Le pic épeiche, la
sittelle torchepot, le gobe-mouche et le rouge queue sont aussi de bons
prédateurs que l'on peut favoriser par la pose de nichoirs (voir le lien) et du
nourrissage hivernal pour certains. Après l'éclosion des
larves il est possible d'agir à l'aide de pyrèthres
naturels ou de virus biologiques
spécifiques au carpocapse, nouvellement
créés depuis un dizaine d'années. Il n'y a pas de
toxicité pour les abeilles et les autres auxiliaires utiles, ni
de résidus.
Le piégeage des insectes qui veulent hiverner est possible sous
des cartons entourant le tronc de l'arbre, que l'on détruit par
le feu en septembre. En éliminant les fruits parasités
dans l'arbre ou tombés à terre, on réduit la
population hivernante.
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